Digital detox et journées "no-email" pour Intel

L’avenir professionnel pour les jeunes générations… On va dire qu’avec leur tête, ils savent que c’est un avenir qui s’annonce difficile. Ils sont bien sûr aux prises avec les alertes que leur lancent, et leurs parents – qui se plaignent pas mal de leur travail –, et l’environnement scolaire – qui les met en garde contre le chômage, la précarité –. Avec l’actualité, ils sont également très au courant des RPS. Ils sont donc avertis et lucides.

En même temps, les jeunes que je rencontre me frappent par leur capacité à se projeter, à se convaincre qu’ils tireront leur épingle du jeu, qu’ils adopteront la bonne attitude. Je travaille aussi beaucoup avec des jeunes dits « de banlieue », de zone d’éducation prioritaire, et en fait, ces derniers sont finalement assez confiants pour eux-mêmes.

Cela les amène à adopter des stratégies de réussite, ou qu’ils pensent être telles. Mais ils se disent plutôt, comme de toute façon ça va être difficile, « autant faire un travail qui me plaît ». Ils ont quand même des priorités, liées à la qualité du bien-être au travail, à la qualité de vie et à l’épanouissement personnel.

Ils gardent ça, et quand je vois dans certains magazines les études et les métiers qui garantissent un emploi, finalement ce n’est pas vraiment un argument pour eux. Ces articles s’adressent plutôt aux parents. Mais pour les jeunes, c’est vraiment leur choix qui compte, et la façon dont ils se projettent dans cet environnement qui est perçu comme difficile.

Mathilde Friedberg

Coach & Formatrice, Consultante en orientation certifiée ComColors®
Les jeunes baignent dans la culture numérique, dans l'univers freelance, multi-tâches, les réseaux sociaux, et le coworking. Ils transforment l'entreprise en coopérative d'indépendants, ce qui est très différent de manager des CDI.
Joël de Rosnay

Scientifique et prospectiviste français

Les Japonais luttent contre le harcèlement olfactif au travail

Certaines entreprises japonaises – à l'instar de SoftBank – ont mis en place des formations pour permettre à leurs employés de résoudre leurs problèmes d'odeurs corporelles (transpiration, parfum entêtant, etc.). Car au pays du Soleil-Levant, déranger son voisin de bureau à cause de ses odeurs corporelles est un problème pris très au sérieux, considéré comme du "harcèlement olfactif".

Des capteurs d’humeur pour accompagner le changement

Un ordinateur pour deux, le secret de la créativité ?

La numérisation de l’école

L’école va être obligée de se transformer. Avec le numérique, il y a ce que l'on appelle la classe inversée, c’est-à-dire un maître qui n’est plus dans la diffusion du savoir – qui lui, est disponible partout sur internet –, mais qui est plus dans la démarche d'aider à intégrer le savoir. Cela constitue un grand sujet.

Les compétences vs les connaissances

Comment va-t-on numériser les classes ? Comment, à mon avis, va-t-on favoriser les « compétences molles » ? L’agilité VS. les connaissances. Car les connaissances seront en effet dans le cloud, dans nos barrettes. Nous aurons donc plutôt besoin de développer notre capacité à naviguer dans tous ces changements, qui vont nous faire face. Il nous faudra trouver de l’agilité et je crois qu’il y a une chose qui ne changera pas : il faudra toujours continuer à développer l’estime de soi, l’esprit de solidarité et les relations aux autres, ça, ça ne change pas.

Arnaud de Saint Simon

Directeur de Psychologies Magazine