REAGISSEZ

PARTAGEZ

Parce qu’entreprendre est avant tout un état d’esprit

Sandrine Caillé

On connait tous autour de nous des entrepreneurs : ces personnes prêtent à travailler le soir et le week-end pour développer leur activité, qui croient à leur projet à fond et en parlent autour d’eux avec les yeux remplis d’étoiles. Ils font grandir le projet comme on s’occupe de son bébé pour qu’il devienne un enfant puis un adulte, en s’appuyant sur des réseaux, sur des business angels, et font abstraction des contraintes ou les contournent. En 2008 sont apparus les auto-entrepreneurs, qui créent leur entreprise avec un statut qui leur simplifie les démarches administratives et qui les protège puisqu’ils peuvent garder en parallèle une activité principale (le statut prévoit un volume d’activité maximal sur l’année contre des avantages fiscaux).

Il manquait toutefois un mot pour nommer ceux qui à l’intérieur des organisations (généralement des grandes entreprises) cherchent des marges de manœuvres, (ré)inventent, du moins en partie, leur travail, proposent de nouvelles idées ou lancent de nouveaux projets. Les intrapreneurs ont beaucoup de points communs avec ceux qui créent leur business. Notamment une énergie à toute épreuve et un véritable esprit combatif ; mais eux, ne travaillent pas pour leur propre compte. Ils mettent tout ce dynamisme au service de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Peut-être, qu’ils doutent plus, d’eux-mêmes, de leur capacité d’entreprendre. Alors, ils ont besoin d’un management sécurisant, bienveillant, rassurant mais surtout pas trop contrôlant car ils ont besoin d’espace pour créer et inventer.
Ainsi, ils trouveront beaucoup de satisfaction dans leur travail parce qu’il n’y aura pas de routine. Et peut-être qu’ils donneront envie à d’autres de faire comme eux car l’intrapreneuriat rend fier de réussir à entreprendre malgré un champ de contraintes important.

Et qu’en sera-t-il en 2040 ? Et bien probablement que l’intrapreneuriat sera mort car nous serons tous entrepreneurs. D’ailleurs il n’y aura plus de grandes entreprises au sens où on l’entend aujourd’hui : les entreprises seront devenues des constellations d’entités et d’unités au service d’un même objet, d’une même vision business.

Ainsi, chaque individu pourra contribuer en parallèle à différents projets et développer des idées innovantes dans des contextes qui n’ont rien en commun.

Alors prêts à entreprendre ? Une compétence clé à développer dès aujourd’hui en mettant de côté ses doutes et la peur de l’échec pour oser encore et encore et ainsi rester dans la course…

 

Sandrine Caillé