Un parc d’attraction pour apprendre un métier aux 4-14 ans !

Je m’appelle Philippe Wahl. Je suis Président Directeur Général de La Poste. La Poste, tout le monde la connait. Elle a un chiffre d’affaire de plus de 23 milliards d’euros. Elle emploie 260 000 personnes. Elle est présente sur tous les continents et elle a des métiers très divers tels que le courrier, le colis, l’express, l’international, la banque, l’assurance, les services à la personne… C’est une grande entreprise qui a conduit sa transformation et poursuit sa transformation à l’ère du numérique.

 

Les postières et les postiers ont compris cette transformation. Ils l’ont compris parce qu’ils la vivent mais aussi parce que physiquement, réellement, concrètement, ils la mesurent chaque jour. Il faut que vous compreniez que les volumes du courrier diminuent de 6% par an. Donc concrètement, les factrices et les facteurs voient le poids de leur sacoche diminuer.

Ils mesurent donc cette transformation, qui n’est pas qu’un processus économique, financier, sociétal qui devient pour eux un processus physique et quotidien. Ils en ont compris les fondements et ils sont donc prêts à changer, pour peu que les nouveaux services correspondent à l’utilité sociale car ils y sont attachés. Pour peu que ces nouveaux services aident les gens, ce qui est une autre façon de parler de l’utilité sociale et pour peu que ces services soient pour tous, quelle que soit la condition sociale des gens, et partout sur le territoire, car La Poste est présente partout, dans les quartiers les plus urbains et au fin fond des vallées les plus rurales de la France, que ce soit en métropole ou dans les DOM.

Ceci est compris par notre personnel qui demande à la fois ces nouveaux services, qui en est fier et qui bien sûr voudra de la formation pour être prêt à délivrer ces nouveaux services. Ceci est stratégiquement compris par des milliers de personnes, et je dois dire que les organisations syndicales, qui sont très présentes dans notre groupe, qui sont engagées dans cette transformation comprennent également la nécessité de la transformation du travail. 

Philippe Wahl

PDG du groupe La Poste

Le robot-stagiaire

Des clients au CODIR du Club Med

Le lieu de travail dans sa forme la plus incompressible est désormais l’ordinateur portable, voire le smartphone. Sous l’effet de l’accélération des innovations technologiques et de leur démocratisation, c’est l’idée même d’attribuer à un espace la fonction exclusive de lieu de travail qui se trouve remise en cause.
Les Millennials : une légende urbaine ?

Étude publiée par la Fabrique de la Cité, en janvier 2017

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Les jeunes baignent dans la culture numérique, dans l'univers freelance, multi-tâches, les réseaux sociaux, et le coworking. Ils transforment l'entreprise en coopérative d'indépendants, ce qui est très différent de manager des CDI.
Joël de Rosnay

Scientifique et prospectiviste français

Ce qui va attirer en premier lieu les jeunes étudiants que j’accompagne, c’est le vernis, la vitrine. Ils sont en effet très sensibles à une communication à la Uber, à la Apple… une communication un peu décalée, assez familière et en même temps assez « smart ».
Ils sont aussi très sensibles à tout ce qui est proposé en termes de services à la personne, à savoir, les crèches (pour plus tard), des salons de bien-être, une cafétéria sympa, un service de conciergerie, et autres avantages. C’est ça qui va les attirer, car ils s’identifient aussi beaucoup à l’image de marque. Ce qui va les attirer c’est l’image de l’entreprise qui va les employer, le fait qu’elle fasse envie. Ce qui compte aussi, c’est le fait de pouvoir être fier de porter les valeurs de la marque, voire qu’elle ait un côté esthétique plaisant.

Enfin, de façon plus profonde, ce qui commence déjà à les interpeller, ce sont les offres que les entreprises peuvent proposer en termes de formation interne. Ils ont en effet déjà le souci de rester dans cette flexibilité. Ils sont conscients qu’ils devront être polyvalents, qu’ils devront sans cesse s’adapter avec la digitalisation croissante, qu’ils devront collaborer énormément avec d’autres secteurs de métiers.
Du coup, j’imagine – je ne leur ai pas posé la question directement – , qu’une entreprise sera plus attirante pour eux si elle ne dissocie plus un temps pour apprendre, un temps pour produire. Car je pense que ce qui serait de nature à attirer les talents, serait lié au fait qu’il y ait une sorte de fluidité dans la formation continue, avec des méthodes pédagogiques innovantes de blended learning, de partage de pratiques, quelque chose de plus collaboratif…

Mathilde Friedberg

Coach & Formatrice, Consultante en orientation certifiée ComColors®