Starbucks Chine assure les parents de ses employés

Je m’appelle Philippe Wahl. Je suis Président Directeur Général de La Poste. La Poste, tout le monde la connait. Elle a un chiffre d’affaire de plus de 23 milliards d’euros. Elle emploie 260 000 personnes. Elle est présente sur tous les continents et elle a des métiers très divers tels que le courrier, le colis, l’express, l’international, la banque, l’assurance, les services à la personne… C’est une grande entreprise qui a conduit sa transformation et poursuit sa transformation à l’ère du numérique.

 

Les postières et les postiers ont compris cette transformation. Ils l’ont compris parce qu’ils la vivent mais aussi parce que physiquement, réellement, concrètement, ils la mesurent chaque jour. Il faut que vous compreniez que les volumes du courrier diminuent de 6% par an. Donc concrètement, les factrices et les facteurs voient le poids de leur sacoche diminuer.

Ils mesurent donc cette transformation, qui n’est pas qu’un processus économique, financier, sociétal qui devient pour eux un processus physique et quotidien. Ils en ont compris les fondements et ils sont donc prêts à changer, pour peu que les nouveaux services correspondent à l’utilité sociale car ils y sont attachés. Pour peu que ces nouveaux services aident les gens, ce qui est une autre façon de parler de l’utilité sociale et pour peu que ces services soient pour tous, quelle que soit la condition sociale des gens, et partout sur le territoire, car La Poste est présente partout, dans les quartiers les plus urbains et au fin fond des vallées les plus rurales de la France, que ce soit en métropole ou dans les DOM.

Ceci est compris par notre personnel qui demande à la fois ces nouveaux services, qui en est fier et qui bien sûr voudra de la formation pour être prêt à délivrer ces nouveaux services. Ceci est stratégiquement compris par des milliers de personnes, et je dois dire que les organisations syndicales, qui sont très présentes dans notre groupe, qui sont engagées dans cette transformation comprennent également la nécessité de la transformation du travail. 

Philippe Wahl

PDG du groupe La Poste
La France compte plus de 4 millions de Slasheurs (ou pluri-actifs), qui pour 70% d'entre eux, le sont devenus par choix.

Étude du Salon SME (ex Salon des micro-entreprises) et Créatests (mai 2016)

LVMH lance un concours pour soutenir ses salariés startuppeurs

Il y a un problème de fond car à l’université, les programmes [...] ne sont pas en phase avec les besoins du marché. Faut-il repenser le modèle éducatif sur le modèle de l’école 42 où le maître mot est la solidarité entre pair et la résilience ? Et dans l’entreprise faudra t-il répliquer ce modèle-là ? À mon avis, il faudra développer au sein de l'entreprise, des approches telles que le reverse mentoring, la formation des digital starter et miser sur l'inter-générationnel.
Alexandre Cadain

Responsable du programme Postdigital à l’ENS Ulm

Si pour 55% des 18-30 ans, le travail constitue aujourd'hui plutôt une source d'épanouissement, ils sont 55% à le voir évoluer en source de contrainte...
Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation

Étude Viavoice - ManpowerGroup, en partenariat avec Les Echos Start (juin 2017)

Ce qui va attirer en premier lieu les jeunes étudiants que j’accompagne, c’est le vernis, la vitrine. Ils sont en effet très sensibles à une communication à la Uber, à la Apple… une communication un peu décalée, assez familière et en même temps assez « smart ».
Ils sont aussi très sensibles à tout ce qui est proposé en termes de services à la personne, à savoir, les crèches (pour plus tard), des salons de bien-être, une cafétéria sympa, un service de conciergerie, et autres avantages. C’est ça qui va les attirer, car ils s’identifient aussi beaucoup à l’image de marque. Ce qui va les attirer c’est l’image de l’entreprise qui va les employer, le fait qu’elle fasse envie. Ce qui compte aussi, c’est le fait de pouvoir être fier de porter les valeurs de la marque, voire qu’elle ait un côté esthétique plaisant.

Enfin, de façon plus profonde, ce qui commence déjà à les interpeller, ce sont les offres que les entreprises peuvent proposer en termes de formation interne. Ils ont en effet déjà le souci de rester dans cette flexibilité. Ils sont conscients qu’ils devront être polyvalents, qu’ils devront sans cesse s’adapter avec la digitalisation croissante, qu’ils devront collaborer énormément avec d’autres secteurs de métiers.
Du coup, j’imagine – je ne leur ai pas posé la question directement – , qu’une entreprise sera plus attirante pour eux si elle ne dissocie plus un temps pour apprendre, un temps pour produire. Car je pense que ce qui serait de nature à attirer les talents, serait lié au fait qu’il y ait une sorte de fluidité dans la formation continue, avec des méthodes pédagogiques innovantes de blended learning, de partage de pratiques, quelque chose de plus collaboratif…

Mathilde Friedberg

Coach & Formatrice, Consultante en orientation certifiée ComColors®