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IBM cherche profils atypiques désespérément !

Alors que la pénurie de talents high-tech fait rage aux Etats-Unis, où on recense 500 000 offres d’emplois high-tech non satisfaites, IBM forme puis recrute, des profils sans qualification particulière et à première vue, en totale rupture avec le secteur.

Partant en effet du constat que les écoles et universités faisant autorité en la matière n’arrivent pas à produire suffisamment de candidats, et que leurs formations sont souvent trop longues par rapport aux besoins réels des entreprises, IBM a décidé de se constituer son propre vivier de talents en allant les chercher à la sortie du lycée, dans les community college (moins chers et sélectifs que les universités) voire même dans les groupes de vétérans.

Ce que l'entreprise recherche avant tout chez ces candidats qu'elle formera ? Des soft skills, comme la capacité à travailler en équipe. Le reste, c'est-à-dire les compétences techniques, IBM s'en charge en leur proposant des formations d'une durée de 12 à 18 mois, qui associent la théorie à la pratique et qui permettent d'être rémunérés durant toute la période de formation. À l'issue de leur cursus, les élèves bénéficient non seulement de nouvelles connaissances/compétences reconnues par le Ministère du Travail américain mais aussi d'un accès privilégié à des postes d'expert en cyber-sécurité, de data scientist ou de spécialiste blockchain chez IBM. 

Résultat au sein des équipes du groupe, il n’est désomais plus rare de croiser des profils aussi atypiques que des mères de famille, d’anciens soldats, des ex-profs ou infirmier(e)s, formés sur le tas (voire le tard !) aux métiers high-tech.
Appelés les "new collars" par la PDG du groupe, ces candidats d'un nouveau genre étaient au nombre de 200 en 2018, et IBM espère en former le double cette année !