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Fini le salariat, vive le market-place des compétences !

Sandrine Caillé

L’économie collaborative changera en profondeur notre rapport au travail : plus je contribue, plus je suis rémunéré.

Les impacts de la nouvelle économie. Avec l’économie collaborative, on sort de la vision classique sectorielle : secteurs primaire (agriculture), secondaire (industrie) et tertiaire (services). En effet, les nouveaux modèles de mise en relation entre des particuliers qui monétisent l’usage d’un bien ou d’un service via une plateforme poussent les poids lourds historiques à se remettre en cause et à trouver un business model plus efficace et plus proche des besoins des clients, mais posent aussi la question des métiers de demain.

Mon revenu valorisé en fonction de mon temps de contribution. Une partie de mes revenus pourrait être liée non pas à mon travail mais à ma contribution à cette économie collaborative. Plus je passe du temps à mettre à disposition mes biens ou mes services, plus je suis rémunéré ! Il est certain que les plateformes supposent des compétences techniques pointues que les marketplaces dans les années 2000 pouvaient déjà préfigurer, mais là encore, on peut se demander s’il s’agit de jobs à plein temps ou d’expertises à apporter temporairement pour quelques heures dans une semaine donnée.

A quand la marketplace des compétences ? Un peu à l’image de certaines associations qui proposent des missions à des bénévoles qui souhaitent donner un peu de leur temps… Terminée la traditionnelle nomenclature des métiers, mais des expertises validées par ses « relations » sur les réseaux sociaux tel que LinkedIn peut le suggérer… Plus de salariat, de contrat, d’avantages ni de couverture sociale, mais une grande liberté : plus de contraintes pour déposer ses vacances, chacun pourra partir à sa guise au gré des opportunités et de son besoin de faire un break, une fois qu’il a bien contribué à l’économie collaborative.

Sandrine Caillé